mardi 10 mai 2016

L'arbre de Breda, de Nicolas Chevolleau (par Hedera)

Le coin bibliographique

Auteur : Chevolleau, Nicolas ( … - … )
Type de document : e-book dont la période de téléchargement gratuit nous a été indiquée par l'auteur. Merci à lui !
Titre conventionnel : L'Arbre de Bréda
Titre(s) : L'Arbre de Bréda, le petit livre qui fait aimer les bibliothèques, la généalogie et les jeunes femmes en robe vintage [texte imprimé]
Collection : Brin de lecture, bel après-midi
Note(s) : disponible en version papier sur commande ou en e-book amazon. Pour plus de renseignements, direction le site de l'auteur ! http://arbredebreda.wix.com/accueil
Il existe également une page fb : https://www.facebook.com/arbredebreda
Sujets(s) : Romance, Bibliothèques


Résumé (honteusement piqué au site de l'auteur)


« Parmi les livres, Colin exerce le plus beau métier du monde.
Un jour de septembre, il voit débarquer Chloé Jacobsen, assurément la plus jolie des bibliothécaires.
La chance sourit enfin à Colin.
C'est un garçon gentil et réservé.
Chloé est une chic fille.
Il affectionne les amours à l'ancienne.
Elle est délicieuse dans sa robe vintage.
Il l'admire en secret, pas qu'un peu.
Elle apprécie sa compagnie, même plus.
Alors qu'est-ce qui cloche ?! »


Une histoire racontée le temps de trois nouvelles qui s'articulent les unes avec les autres.



J'ai aimé :
- Je serai bibliothécaire dans un an, je suis fille de généalogiste et dingue de mode rétro. Forcément, ça interpelle…
- L'auteur est-il bibliothécaire, ou l'a-t-il été ? Sa restitution de l'univers est savoureuse (j'ai poussé une sorte de ricanement en croisant une évocation du « troisième lieu ») et a pour avantage de « dépoussiérer » l'image du métier en faisant des « bib' » des humains comme les autres. On notera la présence lointaine du conservateur, toujours absent, vaguement maléfique… ^^. Les archives, le temps notamment d'une très jolie scène (que je ne déflore pas), ne sont pas oubliées, ET ÇA FAIT DU BIEN.
- Je ne suis pas d'ordinaire cliente de romances, et j'ai pour une fois apprécié l'histoire qui réussit à éviter l’écueil de la mièvrerie et à ne pas être aussi prévisible qu'on pouvait l'attendre. Par ailleurs, l'aménagement du scénario (qui repose sur plusieurs ellipses) est astucieux et permet de croire que l'on est vraiment en train de lire un récit de vie, avec ses événements anodins, ses peines, ses joies… J'avoue avoir même eu la gorge un peu serrée à la fin.
- L'écriture ! Il y a dans ce style un entrain et un allant qui rendent la lecture vraiment agréable, et une richesse de vocabulaire qui ne peut que me ravir.
- Les références. L'auteur multiplie les allusions mais en évitant d'être trop obscur ou de brandir sa culture en mode « quoi mais tu connais pas XXX ? Quel nul ! ». Et, ce que je trouve admirable, il a mis en place un « tableau d'inspiration » où il détaille ses références en images et en mots (sur le site sus-cité, rubrique « inspirations »).

J'ai (un peu) moins aimé :
- Quelques toutes petites facilités dans le scénario (notamment la résolution de l'intrigue familiale de Chloé) mais comme ce sont les ambiances et les émotions qui priment, ce n'est pas très grave.
- Euh… * se creuse la tête * non, je ne vois rien d'autre…

Bilan :

Vous l'aurez deviné : je suis fan ! Que ça soit pour l'ambiance, pour l'émotion qui se dégage des rapports entre les personnages, ou pour les nombreux clins d'oeil, ce livre vaut vraiment le détour !  

jeudi 14 avril 2016

Les Écluses du temps, Guillaume Kosmowski (par Hedera)


Le coin bibliographique
Titre : Les Écluses du temps
Auteur : Guillaume Kosmowski (http://guillaumekosmowski.wix.com/auteur-editeur)
Édition : publié grâce à Bookelis (http://www.bookelis.com/), édition papier ou ebook.
Pages : environ une centaine selon les paramètres de votre liseuse
Genre : thriller, dystopie.
Comment nous avons eu le livre : l'auteur nous l'a proposé à chroniquer ! Merci à lui !



Résumé :
Après une attaque terroriste sur une centrale nucléaire, plusieurs personnages vont tenter de survivre à la catastrophe, chacun à leur manière.

J’ai aimé :
— L’histoire est prenante, on se surprend à vouloir savoir quelle sera la fin, quel nouveau personnage va apparaître, etc. Je l’ai lu très vite (et j’ai même failli rater mon arrêt de tram !).
— La construction (un chapitre = un nouveau personnage connecté avec le précédent) est super efficace et entretient bien le suspense. De même, j’ai trouvé que l’idée de rappeler très fréquemment l’heure qu’il est donne beaucoup de rythme au déroulement des évènements, qui s’espacent au fur et à mesure.
— L’auteur maîtrise bien son sujet (du moins, selon mes maigres connaissances qui ne dépassent pas les cours de physique de Terminale) ; le message (qui est, vous l’auriez compris, une opposition au nucléaire) est bien amené sans trop sortir les gros sabots !
— L’e-book est propre, bien fichu, la mise en page numérique est bien faite… Rien à redire sur ce côté là !
— Les petites références que l’auteur glisse çà et là (par exemple, un des persos se retrouve seul sur la route avec sa fille… Et pense automatiquement à La Route, de Cormac McCarthy ! Et les fans de Fred Vargas souriront en découvrant le nom de famille de Francis ^^).

J’ai moins aimé :
— Quelques erreurs mineures en orthographe/grammaire (une tasse du café au lieu de de café, par exemple), mais globalement on voit que le livre a été lu, relu et rerelu !
— J’ai regretté le style un peu générique, mais il faut reconnaître que cela convient au genre et à l’histoire.
— Globalement, vu que le sujet est un peu obscur, l’auteur doit donner des précisions… Et donc, fatalement, cela donne lieu à quelques passages « encyclopédie » qui ne sont pas toujours rigolos à lire, surtout quand on a envie de savoir ce qui va se passer !
— Je suis assez partagée sur la fin (spoiler ! = j’ai été déçue que ça se finisse par la mort du dernier perso, sans enjeux particuliers, et j’ai trouvé que c’était assez classique de faire une boucle temporelle pour revenir au début… MAIS j’ai trouvé, après réflexion, que ça convenait bien au message du livre de ne pas donner d’espoir, ni de clés pour rétablir la situation…). Heureusement la postface est assez éclairante et vient, globalement, corriger l’impression de flou que j’ai ressenti à la fin de ma lecture.

En gros :

Une bonne surprise ! Moi qui ne suis pas fan de ce genre de lecture, je m’avoue convaincue. L’histoire se déroule de manière fluide, le message écologique est vraiment intéressant et l’intrigue, qui bascule doucement du thriller jusque dans la dystopie, m’ont évoqué Le Monde enfin de Jean-Pierre Andrevon, sans la démesure qui m’avait déplu dans ce livre sus-cité. 

Une complice : Hedera !

Bonjour à toutes et tous qui passaient régulièrement (ou pas) sur ce blog !

Je dois avouer à ma plus grande honte que j'ai reçu plusieurs ebooks autoédités. Au départ, j'ai promis de les chroniquer (le plus vieux date d'il y a 1 ou 2 ans... honte honte)... Je me suis hélas vite aperçue que lire sur l'ordinateur était difficile pour moi et je n'ai toujours pas de liseuse (je n'en souhaite pas non plus), donc je n'arrive pas à avancer dans les e-livres que j'ai reçus...

Je trouvais vraiment dommage de laisser de côté ces ouvrages que les auteurs m'envoient fort gentiment, alors je me suis permise d'aller chercher ma complice littéraire, qui elle dévore un livre, papier ou numérique, plus vite que son ombre, afin de pouvoir "gérer" l'autopublication numérique.

Certains auteurs m'ont envoyé leurs e-livres après avoir lu et apprécié mes chroniques. Je m'excuse auprès d'eux de ne pas pouvoir me charger moi-même de les lire et les critiquer, mais j'ai toute confiance en Hedera, qui est aussi exigeante que moi, et je vous confie donc à ses bons soins :)

La parole à Hedera :

 Je suis une étudiante (enfin, plus pour très longtemps!) qui aime tellement lire et écrire qu'elle a décidé de devenir bibliothécaire. Je m'intéressais, à travers mes études, à l'histoire de l'édition et j'ai découvert le monde de l'autoédition à travers l'association Le Temps des Rêves. Je dois avouer que, dans la situation actuelle du monde de l'édition, cette alternative me semble prendre de plus en plus d'importance – et d'intérêt !
Lorsque Liane m'a proposé de devenir sa déléguée spéciale e-book, j'ai bondi sur l'occasion ! Je trouvais que c'était un bon moyen d'élargir mon paysage littéraire en dehors de mes genres de prédilection (SFFF et roman jeunesse) et de découvrir de nouveaux auteurs.

A part ça, j'ai un recueil de poésie en préparation, quelques proses sur le feu, et je suis férue de musiques bizarres et d'Histoire médiévale.  


vendredi 1 avril 2016

Iris - le sourire 34 - Dee L. Aniballe




Comment j’ai eu ce livre :
Je l’ai échangé contre un des miens à un salon du livre (où comment utiliser ses invendables ^^)

Genre et thème : jeunesse, aventure, fantastique, (manga)

L’auteure : Dee L. Aniballe. Ne vous fiez pas aux apparences. Quand vous verrez cette jeune femme en kimono vous vous direz « Oh, qu’elle est fine et fragile… » Ouais ben faut voir les énergumènes qui sortent de sous sa plume !

Maison d’édition : Sudarènes éditions. Oui, normalement je ne chronique que des livres auto-publiés. Alors pour la petite histoire, ce livre l’était jusqu’à entrer dans le catalogue de Sudarènes… et vu le peu de travail réalisé par l’éditeur sur le livre, on va dire que c’est tout comme ==’’

Avis général : A-DO-RE ! J’AI ADORÉ ! Pour la première fois depuis longtemps je suis arrivée à la fin du livre en poussant un hurlement de frustration, genre « Naaaaaaaan c’est fini et j’ai pas le tome 2 ! Ô rage, ô malheur infâme ! Comment vais-je survivre ? » J’ai écrit à l’auteur et j’ai commandé le tome 2 voilà… 

Résumé perso :
 À première vue, je me disais que résumer serait facile. En fait non, car le fil principal de l’histoire est imbriqué de pas mal de scénarios secondaires… je vais faire court. C’est l’histoire de Liam (déjà, le héros par gagnant : non mais quel prénom trop classe !). Un jour, il apprend qu’il est le possesseur d’une pierre, une émeraude plus précisément. Son grand-père (qui joue les entremetteurs avec la pierre) lui explique que grâce à cette pierre il peut avoir accès à de nombreux pouvoirs. Il lui explique aussi qu’ils sont nombreux les autres possesseurs de pierre, à Liam de les trouver. Comme il est plutôt turbulent à l’école (bon pour dire les choses franchement : à la moindre petite pique, Liam explose et tape tout ce qui lui passe sous la main – et j’admire vraiment l’auteure qui a réussi à garder un héros si énergique et instable constant dans sa personnalité jusqu’au bout, sans le tuer – ou presque… — et ce de manière tout à fait logique et réaliste vis-à-vis du scénario !). Bref, du coup Liam entame son lycée dans un nouvel établissement, où il fait évidemment la connaissance d’une bande de joyeux lurons (Morgan, Camille, Charlie, Lulu, Zac et Lydia si je ne me trompe pas) qui possèdent aussi des cristaux. Zac est aussi impulsif que Liam, ils se bataillent donc tout le temps. Camille est d’un naturel insaisissable, complètement charmeur, affreusement charismatique (et je l’avoue je suis tombée amoureuse). Lulu est gentille et timide, Charlie peu bavard mais efficace lorsqu’il agit et Lydia c’est un peu la maman du groupe. Et Morgan… c’est le solitaire bad boy du groupe. Bref, c’est avec ses amis que Liam en apprend plus sur sa pierre. En parallèle, Ayamé, dit « le cristal fantôme » attaque l’Organisation (l’organisme qui gère les personnes ayant des cristaux) et libère 34, une sorte de chimère-rat-de-laboratoire. Tous les deux (Ayamé et 34) sont aussi cinglés que sadiques et imprévisibles. Et bien sûr pour diverses raisons, ils décident d’en mettre plein la tête au(x) héro(s).
Voilà un résumé qui essaye de pas trop spoiler.

Les personnages

Comme vous l’avez peut-être deviné… pour les personnages, je n’ai rien à redire (sauf que parfois, ça crie un peu trop en mode gimmick). En fait, non. Presque rien ^^
Pour les héros : ils sont tous excellents. Chacun à sa personnalité, ses caractéristiques et le groupe est hétérogène mais fonctionne parfaitement. On sent les histoires passées qui sont la genèse des liens qui unissent tout ce petit monde. Certains ont vraiment de belles histoires et elles sont amenées de manière touchante et très juste. C’est vraiment un bel exploit d’avoir géré un groupe de héros aussi nombreux sans en laisser un seul de côté. Les discussions qu’ont les personnages et la manière dont leur amitié s’approfondit sont vraiment naturelles et spontanées, c’est très rafraîchissant comme dirait Sawako ^^ (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sawako). Pour continuer dans les références, les relations entre les personnages et leurs histoires personnelles m’ont beaucoup fait penser au génialissime Fruits Basket (https://fr.wikipedia.org/wiki/Fruits_Basket) dont je ne ferais pas l’analyse ici mais qui sur bien des sujets propose de véritables leçons ! (de vie et d’écriture ^^)
Pour les méchants : les personnalités sont beaucoup plus clichées et mériteraient d’être un peu plus approfondies. J’ai aussi trouvé qu’il y avait trop de méchants (en plus d'Ayame et 34 il y a leurs aides - des rebuts de l'Organisation - et leurs commanditaires, en gros) et qu’il était du coup difficile de vraiment cibler qui était qui et quelles étaient les intentions de qui. Cela rendait aussi difficile de s’attacher à un ou deux d’entre eux et donc d'être déchirée entre héros et bad guys… 

L’histoire : 
Le scénario coule tout seul. Il est très proche des codes des mangas sur de nombreux points (je ne vais pas faire le commentaire de texte détaillé ici mais personne intéressée me contacter pour débat stimulant fort probable). Précision : des BONS codes des BONS mangas. Donc je le valide à 100 % J’aurais juste aimé moins de passage avec les méchants ou sur des inconnus qui se révélaient légèrement utiles sur la fin, soit un point de vue plus centré sur les héros. À ce moment-là, j’aurais lu le livre d’une traite sans le lâcher (alors peut-être que c’est bien ces passages qui faisaient des longueurs ? ^^ ça permet d’avoir une excuse pour couper la lecture !)
Je pense aussi que moins de passages sur les méchants mettrait plus en valeur la malignité des plans de l’ennemi, on sentirait une peur rampante, qu’on ne pourrait pas comprendre puisqu’on ne connaîtrait presque rien de lui… Je pense qu’une bonne façon de traiter l’affaire serait de s’inspirer de la solution choisie par JKR dans Harry Potter : toutes les infos sont transmises par ragots, gazettes, etc. Et ça rend l’ennemi vraiment insaisissable.
Sinon l’histoire se laisse lire bien facilement. En gros, les héros sont le moteur qui fait tourner la page au lecteur (on découvre petit à petit les secrets de chacun et on voudrait tous les savoir) et de temps en temps badaboum, un problème leur tombe dessus. En général, ça ne marche pas trop en livre, très bien en manga. Ben là, ça marche bien en livre aussi ^^


Le style :
Le style, ha ! À mon avis, c’est le principal « défaut ». Déjà, il faut mettre le niveau au bon endroit : ce livre est bien écrit. Les phrases (sauf quelques exceptions amusantes) sont françaises, agréables à lire (quelques-unes sont même de jolies trouvailles). Les ambiances sont bien retranscrites, les dialogues cohérents, etc. Bref sur des critères objectifs, le style n’a rien à se reprocher. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il n’est pas encore tout à fait à la hauteur de l’histoire, et surtout des héros ! (c'est exigeant un héros, il ne faut pas croire... ) Il ne manque vraiment pas grand-chose pour le « level-up » qui à mon avis doit surtout s’appuyer sur une meilleure gestion des dialogues avec de nombreuses personnes (quelques fois ça devenait confus – mais quel exercice difficile aussi !), un vocabulaire plus incisif/précis en narration (et moins répétitif) et quelques scènes d’explications à éclaircir ou étoffer, pour rendre la lisibilité des différents enjeux et règles du jeu plus homogène sur l’ensemble de l’histoire.
Il convient quand même de préciser que chaque possesseur de pierre se reconnaît grâce à la couleur improbable de ses yeux et qu’un vrai travail pour jouer avec cette donnée a été fait. Des risques ont été pris et la plupart du temps ils sont payants (l’autre part du temps, ça donne des phrases vraiment étranges XD).


Les points faibles :
— La mise en page AGROURGROUGROU è. é C' EST QUOI CES RETRAITS DE PARAGRAPHES ALEATOIRES BON SANG ! mais comme j’aime taper sur les éditeurs, je vais dire que c’est la faute de l’éditeur à 100 % Et du coup je vais compter la couverture (dans son ensemble) dans la mise en page… parce que je suis gentille (et que je trouve l'illus vraiment pas très engageante, je m'en excuse auprès du dessinateur) !
— Les scènes trop longues avec les méchants quand on veut juste voir les héros ;
— Le côté un peu trop manichéen de l’histoire (induit par le fait que les méchants sont clichés).

Les points forts :
— Le livre dans son ensemble ^^ quoi ce n’est pas un point fort sérieux ?
— Les héros bien développés et différenciés, les liens qui les unissent ;
Camille \o/ (ou T.T ça dépend...)
— L’univers et l'Organisation développé autour des pierres (même s’il y a troooop de sujets tabous et qu’un truc un poil plus clair sur comment ça marche et qui à quel pouvoir/pourquoi serait bienvenu) ;
— Les dialogues vivifiants ;
— Les personnalités atypiques (pour un roman – pas pour un manga ^^) mises en jeu.
— Etc.


En bref :
Quand j’ai terminé le livre, j’avais exactement la même sensation qu’à la fin du tome 1 de la Guerre des Éléments, de Perrine Rousselot : des feux d’artifice dans la tête ! J’ai vraiment adoré cette lecture, il y a un potentiel énorme qui mérite d’être encore mieux dévoilé (et qui sait, peut-être que la correction en cours sera l’occasion de changer tout cela…). Mais déjà même sans polissage, c’est une magnifique pierre brute que vous tiendrez entre vos mains quand vous achèterez ce livre, car oui, vous l’achèterez, parce que c’est juste pas possible de ne pas le lire !

Voilà ! Bonne lecture à tous !



vendredi 25 mars 2016

L'Autre Monde - Yoarashi



Comment j'ai eu ce livre ?

J'ai rencontré l'auteur par amis interposés, puis Facebook et enfin en live ! J'avoue que j'ai d'abord eu de lui un recueil de poésie, malheureusement la poésie et moi en ce moment, ce n'est pas l'amour fou... Alors quand j'ai reçu ce recueil de nouvelles, j'ai sauté de joie ! J'allais enfin pouvoir le chroniquer !

Genre et thème :
Il s'agit d'un recueil de nouvelles qui ont toutes pour sujet le rapport à la mort. Je vous arrête tout de suite si vous imaginez déjà un truc de dépressif avec des cimetières, des vampires et des grigris gothiques... Ce n'est pas du tout ça. Il s'agit d'histoires simples, qui posent des questions mais laissent aussi un grand espace à la poésie de la vie.

L'auteur :
De son nouveau pseudonyme Yoarashi (encore un fan du Japon !)

Editions :
Edité via The Book Edition (collection plumes au bout des doigts)

Avis général :
Intéressant, quelques belles pépites, facile et agréable à lire (et ce malgré une mise en page qui laisse à désirer).

Composition du recueil :
- Avant-propos
- Testament : pensées poétiques sur la vie et la mort
- J'ai couché avec la Mort : une nouvelle sur un jeune homme qui est conduit dans une maison "posée à flanc de colline au milieu des pins et des fougères" et remplie de vieux pensionnaires afin d'être soigné d'une maladie gardée mystérieuse. Petit à petit le rêve et la réalité se mélangent pour nous emmener vers des horizons enfiévrés (dans tous les sens du terme)
- Le repos de Lénida : un conte qui dévoile l'histoire d'un vieil homme cherchant à se (faire) pardonner car il sent ses derniers jours arriver. Pour cela, il se persuade qu'il doit monter en haut de la montagne nommée "le Repos de Lénida", où sa fille a trouvé la mort des années auparavant. En chemin il rencontre un étrange compagnon de route, Clément, qui voyage accompagné de son violoncelle et peut parler aux fantômes.
- Le droit de mourir : on notera sur cette nouvelle la merveilleuse première phrase "Je suis la conscience perdue d'Assim" qui se classe dans mon palmarès des premières phrases avec celles de Mobby Dick et de Gagner la Guerre. Mis à part ça, c'est l'histoire d'Assim donc, un vieil homme algérien qui raconte sa vie bien remplie, ses amours d'enfance, sa femme, les persécutions des enfants de son village lorsqu'il était petit car son père avait quitté Alger pour la France, son engagement dans la guerre...


Le style :
Comme je l'ai déjà laissé entendre avec l'introduction, le style, quelles que soient les nouvelles, s'approche beaucoup de la poésie. Il y a vraiment quelques jolies phrases dans ce recueil et il y a une délicatesse générale dans l'écriture, comme de la pudeur, que j'ai beaucoup aimée (particulièrement sur le repos de Lenida). Par contre, le point fort est un point faible : il y a parfois trop d'images et l'on se perd dans les métaphores qui s'enchaînent. Un peu plus de mesure serait appréciable.
Mis à part ça, le texte est d'une fluidité très agréable et le recueil (125 pages format A5) se dévore en un rien de temps. Un petit bijou :)


Les histoires :
J'ai apprécié chacun des textes proposés. J'ai une préférence pour le repos de Lénida parce qu'il est plus long et laisse le temps de s'attacher aux personnages. Et puis je suis peut-être un peu tombée sous le charme tranquille de Clément. 
Cependant, c'est aussi possible que cette nouvelle me reste plus en tête car je l'avais déjà lue avant sa publication.
La nouvelle de la fin, avec Assim, ne m'a pas particulièrement transportée car le vieil homme qui raconte sa vie avant de mourir, c'est un peu trop classique pour moi, il s'agit cependant d'un goût très personnel. Malgré le sujet assez classique, j'ai vraiment aimé l'écriture et la manière de le transmettre. Par contre, la conclusion était vraiment excellente et, à elle seule, elle a fait remonter la nouvelle dans mon estime de beaucoup ! Je l'ai trouvé poignante et profonde.
La nouvelle où le héros couche avec la Mort : je crois que je n'ai pas compris grand-chose à cette nouvelle ! Mais elle avait un certain côté "rêve à moitié éveillé" qui n'était pas déplaisant.
L'avant-propos et le premier texte (oui j'ai mis ça complètement dans le désordre ^^) : ils amènent des réflexions intéressantes mais avec lesquelles je n'étais pas d'accord la plupart du temps et j'ai été frustrée de n'avoir que la thèse de l'auteur et aucune contre-argumentation pour venir balancer ce point de vue. Du coup je me suis sentie un peu "agressée" de ne pas pouvoir répondre à ces mots et que le narrateur ne l'ait pas fait pour moi. C'est un choix narratif fort et qui s'assume mais que je n'aime pas ^^


Les personnages :
Bon, très peu de temps pour apprendre à les connaître mais malgré tout, ils sont vraiment sympathiques et chacun à une vision bien différente du monde. J'aurais peut-être aimé des styles un peu plus différents entre les nouvelles afin de mieux les différencier encore.

Les points forts
- les différentes manières d'aborder le thème sans tomber dans le mélo
- l'écriture poétique
- la personnalité de l'auteur qui ajoute une épice bien particulière dans le texte.

Les points faibles :
- quelques maladresses rémanentes dans le texte (mais à l'échelle du détail, je les ai vus car je lisais en mode bétalecture)
- la mise en paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage T.T
J'ai déjà pleuré toutes les larmes de mon corps et vu les prochains livres autopubliés que j'ai reçus à lire, je vais le refaire. Mais bon sang de bon sang ! Il n'y a pas grand-chose à faire pour rendre un corps de texte agréable à lire, ça demande juste un peu de rigueur... Même si vous voulez faire la grève des cadratins et utiliser des tabulations de 1,2 cm en début de chaque paragraphe... faites-le au moins constamment sur l'ensemble du livre ! (et, soit dit en passant, cela n'est pas QUE un problème d'autopublié. Je lis actuellement un livre des éditions Sudarènes et les paragraphes ont un retrait de première ligne aléatoire, rien de plus agaçant ==')

Je remets ici un lien qui résume les "bons réflexes" de mise en page : comment mettre en page un tapuscrit

En bref :
A lire, vraiment ! Un très beau voyage vous attend :)









lundi 8 février 2016

La guerre des éléments 2 : Katia - Perrine Rousselot


Comment j’ai eu ce livre :
Lors d’une rencontre tout à fait agréable, en Auvergne durant un stage d’écriture (ouais, les stages d’écriture c’est la classe). Et ça fait un an que je devais le lire… Alors voilà !

Genre et thème :
Fantastique, aventure

L’auteure :
Perrine Rousselot

Maison d’édition : Kitsunegari Editions  LIEN DES EDITIONS

Avis général :
Très agréable de retourner dans cet univers !
J’aurais aimé un résumé du tome 1 car il a été difficile de remettre certains personnages (je dis ça mais moi non plus j'ai pas mis de résumé du tome 1 dans mon tome 2, je l'ai fait dans un petit livre bonus à côté, que j'oublie de donner aux gens... maligne la fille ==").

Résumé perso :
Katia est l’élue, son rôle sera de ramener l’équilibre dans la force… heu, non c’est pas ça ^^ Katia est censée être l’élue d’une vieille prophétie, alors elle est surprotégée par ses proches et le SISCO, l’organisation qui s’occupe de rassembler les gens comme elle, les gens qui maîtrisent des élémentaires. Ces élémentaires sont de différentes natures et peuvent se transformer en armes. Sauf le sien, qui ne prend jamais forme et lui sert à soigner les gens. Elle ne peut juste pas se soigner elle-même (ballot, vous en conviendrez). Elle attend avec impatience son âme sœur, mais lorsqu’elle la rencontre, ce n’est pas vraiment ce à quoi elle s’attendait.

Un peu comme moi avec le livre ^^

Le style et l’histoire :
Mon avis est compliqué. J'ai aimé et en même temps je suis déçue.

Point très positif et un peu négatif : je n’ai pas de feux d’artifice dans la tête, comme à la fin du tome 1. L’ensemble m’a paru moins fragile dans sa structure, mais du coup plus conventionnel… Je ne sais pas, moins « frais ». C’était une lecture super agréable, parce que j’ai retrouvé ce style pas banal qui m’avait séduite. Et parce que cette fois, le contexte était bien cadré et l’histoire bien tenue, sans les points « incohérents » qui m’avaient fait dresser les cheveux sur la tête (j’ai relu ma chronique du tome 1 et j’ai notamment vu que maintenant, il y avait une alarme au SISCO ^^).

Point positif : de même que dans le tome 1, j’ai trouvé que l’auteure parvenait à éviter les clichés ou bien à les utiliser de manière surprenante. Et ça, c’est toujours un plaisir !

Point négatif : par contre, j’ai eu l’impression, à plusieurs reprises, qu’on passait parfois trop vite d’une scène à l’autre (je me souviens vaguement que ça m’avait déjà gênée la dernière fois). Ça manque parfois de liant. Sauf une fois, vers le début de la fin (du livre), où la coupure est extrêmement juste à mon avis (on passe d’une scène qui nous remplit de belles espérances à une infirmerie bondée de blessés agonisants. Au départ, j’ai été frustrée de ne pas connaître toutes les tractations et événements entre les deux scènes et finalement j’ai trouvé que c’était un excellent choix ! Ce n'était même pas la peine d’amener les explications ensuite, comme c’est le cas ici. Elles m’ont du coup laissé l’impression d’être inutiles presques).

Point positif : j’ai quand même était incapable de le lâcher ce livre ! J’ai raté trois fois mon arrêt de tram à cause de ça ! Hihi.

Point négatif personnel : je suis toujours aussi choquée de voir avec quel naturel les personnages multiplient leurs contacts physiques (font l’amour quoi) quand ils s’aiment mais c’est parce que je suis (très) prude. Par contre, à plusieurs reprises, je me suis sentie agacée car j’avais l’impression qu’ils ne pouvaient pas s’empêcher de s’embrasser ou de s’envoyer des compliments cro-meugnon-je-t’aime-mon-mamour alors que c’était la fin du monde à côté. J’imagine qu’à la fin, à la place de l’héroïne, j'aurais été beaucoup trop stressée et traumatisée par l’avenir du monde pour faire des galipettes dans l’ancienne maison de mon ennemi…

En résumé, j’ai vu un vrai level-up entre l’écriture de ce tome 2 et celle du tome 1, notamment en ce qui concerne la logique du monde et la fluidité de l’histoire. Ce que j’aimais, qui constituait les points forts du livre, est resté. Mais, comme je suis chiante et toujours plus exigeante, je suis un peu déçue, parce que je m’attendais à un scénario plus explosif/extravagant/innovant… Je ne sais pas trop quel adjectif, mais un peu plus de folie ? Voilà, en fait le développement général de l’intrigue manquait un peu d’épices. À plusieurs instants, on touchait une sorte d’acmé de suspens ou de sentiments poignants qui retombait ensuite trop rapidement à mon goût. Je dirais que pour le prochain roman de Perrine Rousselot, j’aimerai (oui, oui, je fais des listes de vœux maintenant ^^) un scénario plus ficelé dans l’enchaînement des événements (pas « et… puis… et… » mais « à cause de... parce que… du coup… », là on était un peu entre les deux j’ai trouvé).

Les personnages
Toujours aussi agréables ! J’ai été ravie de revoir Snow et j’aurais aimé le voir encore plus en grand frère protecteur (mode fangirl ON). Les nouveaux arrivants sont aussi très agréables et les relations qu’ils entretiennent sincères et pleines de naturel. Qu’ils soient Lumière ou Obscur, ils respirent tous une certaine joie de vivre, un optimisme pour le futur, et j’aime particulièrement la vision de l’amour qui est développée entre les différents couples. On voit les personnages évoluer au fil du livre, ce qui est plutôt agréable.


Les points faibles en résumé :
— le scénario manque d'un petit quelque chose mais c'est parfaitement rattrapé par le style et les personnages.

Les points forts en résumé :
— Des héros trop choupis et accrocheurs (du coup on ferme jamais le livre...).
— Le côté libéré de l’écriture.
— Je partage tellement les inquiétudes de l’héroïne vis-à-vis d’un futur potentiel petit copain…

En bref :
Encore un livre à lire pour votre PAL ! N’hésitez pas à soutenir les éditions Kitsunegari. Depuis ma dernière chronique, Perrine a pris sous son aile quelques renards afin de permettre à d’autres auteurs de vivre la grande aventure de l’édition ! Pas encore eu le temps de lire un livre de la maison, mais s’ils sont tous au moins du niveau de la Guerre des Éléments, c’est juste que du bonheur en perspective !



Les dissidents 1 - Marie-Ange Colombier


(attention chronique écrite en mode « Je me lâche et je fais pas gaffe à ma syntaxe, ni au reste d'ailleurs, je suis trop crevée ! »)



Comment j’ai eu ce livre :
J’ai rencontré l’auteure il y a trois ans, et depuis on se revoit régulièrement lors de stages d’écritures.
En fait ça fait trop sérieux hein ? Nan mais on est super pote et on se parle H24 sur Facebook BOUHAHAHA

Genre et thème :
Historique, sentimental, terroir (Auvergne)

L’auteure :
Dynamique et déterminée !

Maison d’édition : MIA Editions

Avis général :
Une excellente surprise !

Résumé perso :
Eloïse arrive dans un petit village auvergnat où elle est loin d’être la bienvenue. Elle doit faire face au passé de sa famille tout en affrontant les préjugés des paysans vis-à-vis des nobles. Mais surtout, elle doit réapprendre à vivre. Pourquoi donc a-t-elle fui Paris ?

Le style :
Ultra soigné. Je suis très enthousiaste sur ce livre et pourtant, je peux vous dire que lorsque je l’ai (re) ouvert, j’y allais à reculons. J’aime les livres historiques... Mais je n'en lis qu'une fois tous les 5 ans (après je m'ennuie). Et de plus, j’avais un souvenir ardu de ma bêta lecture du manuscrit. Mais une fois n’est pas coutume, la différence entre la version que j’ai eue en bêta et celle publiée est E-NOR-ME et sans commune mesure ! Je suis impressionnée par les progrès très rapides de l’auteure, qui en un rien de temps a su élever son livre à un niveau de qualité que, personnellement, j’attends lors de mes lectures (et vous avez pu finir par comprendre que je suis très exigeante !). Autant dans l’histoire que dans le style, le livre est devenu un vrai bijou où rien n’est laissé au hasard, tout est cohérent et réfléchi. Un vrai délice. J’ai cependant trouvé que ça manquait encore un peu de folie ou de liberté dans l’écriture. Le style est ultra soigné, un peu trop peut-être, ça fait parfois « scolaire » car on sent l’application qui est mise à conserver cette qualité sur l’ensemble du livre. Je pense que plus Marie-Ange écrira, plus elle sera en phase avec sa plume et confiante, et nous aurons alors quelque chose de définitivement agréable à lire. Là, pour moi, ça manquait un peu de « respiration », de légèreté par endroit, même si sur certains passages, on devinait ce côté plus libéré arriver.

Les personnages
Des personnages aux personnalités atypiques, très renfermés sur eux-mêmes. C’est pas des causeux les Auvergnats de l’époque ! Au départ (bêta-lecture), j’avais vraiment l’héroïne en horreur. Avec les remaniements effectués, elle est d’une évidence folle et bien plus agréable (à mon goût) à suivre. On entre très rapidement dans son esprit et l’empathie fonctionne immédiatement. Elle nous enferme en elle comme elle enferme ses secrets.
Les autres personnages sont attachants ou détestables dans leur comportement, mais toujours très justes et écrits avec beaucoup de retenue, ce qui donne beaucoup de charme aux relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres.

L’histoire : 
On sent des recherches nombreuses et désormais maîtrisées, notamment parce que le côté historique est intégré de manière naturelle à l’histoire. Il forme un contexte fort et riche avec lequel l’auteure a su jouer sans tomber dans la description plate et laborieuse d’un tableau historique. C’est vraiment agréable ! L’histoire est désormais captivante bien qu’en soit, il s’agisse juste de la vie quotidienne d’une jeune fille à la campagne. Chaque phrase laisse le suspens sur la suivante, chaque chapitre sur la suite de l’intrigue, c’est vraiment difficile de poser le livre. Dès le premier chapitre, même à la première phrase, l’histoire nous happe et nous sommes dans l’ambiance du livre, profondément. Les 5 sens sont mobilisés et c’est un point vraiment fort du livre, qui permet de s’immerger complètement. Parfois, j’arrêtais de lire et je me retrouvais toute déboussolée dans mon lit.
Il y a juste un point qui m’a dérangé. ATTENTION SPOILER : à la fin, Eloïse avoue son secret à Gabriel. Elle a fui Paris car, trop curieuse, elle a espionné une conversation qu’elle n’aurait jamais dû entendre, après avoir suivi un homme qui l’intriguait – et la séduisait vaguement ? – à travers les couloirs du château de Versailles. Découverte, elle a été séquestrée et torturée. Elle aurait été tuée si elle ne s’était pas échappée. ALORS POURQUOI, juste le lendemain après avoir raconté tout ça et avoir à nouveau été attaquée par des bandits, elle SUIT Gabriel vers un endroit inconnu, pour découvrir le secret qu’il cache avec beaucoup de soin à tout le monde ? Le parallèle est quand même drôlement visible, et pourtant elle ne s’en inquiète vraiment (presque) pas. Il m’a manqué quelque chose à ce moment-là. Soit un paragraphe pour mieux expliquer qu’elle prend son courage à deux mains pour vaincre sa peur. Soit qu’il se soit passé un mois entre les deux événements, soit qu’elle voit Gabriel par accident dans la forêt et du coup découvre son secret… Mais là ça m’a vraiment fait bizarre.

Les points faibles :
— Le style qui pourrait avoir plus de légèreté
— Cette action finale d’Eloïse qui est pour le moins surprenante

Les points forts :
— Le contexte historique.
— L’intégration de l’histoire en Auvergne, dans un décor maîtrisé, qui met en avant la poésie de la région.
— Le style vraiment délicat, soigné et innovant (en tout cas c’était la première fois que je lisais un livre écrit comme ça, « en dentelle »).
— Une histoire « tranche de vie » qui reste dynamique et captivante.

En bref :

À lire ! Mais, vraiment quoi ! Mon coup de cœur 2016, je pense (même si l’année ne fait que commencer ^^)