vendredi 16 novembre 2012

La Guerre des Eléments, Perrine Rousselot



Résumé officiel :
Je m’appelle Avril, j’ai dix-sept ans et la vie d’une adolescente normale. J’ai un petit ami qui s’appelle Mickaël et ma meilleure amie Aline est en Terminale avec moi. Chose qui pourrait paraître étrange, j’ai un animal de compagnie qui s’appelle Lux, c’est une luciole. Le jour où je découvre un monstre sous mon lit, je me précipite chez Mickaël mais y découvre un autre garçon du nom de Snow qui me vole un baiser. Qui est-il ? Et comment peut-il savoir tant de chose sur moi et mon amitié particulière avec Lux ?

Comment je l’ai eu entre les mains :
J’ai pleuré dans les bras d’une amie en lui disant « Au secours, je n’ai plus de livre auto-édité à lire (depuis trois me sont tombés dans les bras), aurais-tu une idée ?? » et elle a longtemps réfléchi puis m’a conseillé ce livre. Merci Chloé, c’était vraiment un bon choix !


Genre et thèmes : fantastique, la Lumière contre l’Obscurité, adolescence, âme-sœur, pouvoirs « magiques », élémentaires

L’auteur : vous pouvez la trouver ici : http://laguerredeselements.blogspot.fr/

L’histoire : résumé spoilerFaisons un résumé un peu plus complet pour que vous compreniez mieux la suite : Avril un jour découvre que sa luciole-libellule de compagnie est en fait un élémentaire de la Lumière (une sorte d’esprit qui lui confère des pouvoirs magiques). Son père lui révèle alors qu’il fait parti de SCISCO, une organisation chargée de régulée les relations entre les gens normaux et les gens qui se sont « éveillés » aux élémentaires. Il existe différents types d’élémentaires : les « grands » sont de la Lumière et de l’Obscur, mais on a aussi les élémentaires Eau, Terre, Vent etc… Le père d’Avril présente alors à la jeune fille Snow, un orphelin de son âge qu’ils adoptent ensuite, et qui est l’âme sœur d’Avril (c'est-à-dire qu’ils sont fait pour s’entendre). Avril et Snow en parallèle de leurs études commencent un entraînement au SCISCO pour apprendre à se défendre, car Avril serait l’objet d’une prophétie (soit disant elle rétablirait la paix dans le monde…). Et forcément ça attire les convoitises des Obscurs, qui souhaitent faire basculer Avril dans l’ombre afin qu’elle soit de leur côté. Et là on apprend que Mickaël (l’ex d’Avril) est un Obscur, c’est lui le grand méchant... ou pas ? Avril n'est pas très sûre d'elle sur ce point. Pendant ce temps Snow et Avril ont découvert que leur lien d’âme-sœur passait par un amour inconditionnel (mais qui n’exemptait pas de comportement jaloux).
S’ensuivent de nombreuses péripéties. A la fin, on découvre que Snow et Mickaël ont en commun une demi-sœur Katia (mère de Snow, père de Mickaël), qui est en fait l’enfant de la prophétie. Mickaël la kidnappe alors et c’est la grande bataille finale.

L’histoire donc : l’expression qui m’est naturellement venue à la fin de ma lecture était que j’avais des feux d’artifices dans la tête (les fans de Ratatouille verront peut-être la référence). Je ne me suis pas ennuyée une minute, j’ai beaucoup aimé le principe des élémentaires, de l’opposition entre la Lumière et l’Obscur, classique mais très bien utilisée ici. Ca pourrait être manichéen, mais grâce aux autres éléments, même s’ils sont peu présents, on sent que ça pourrait dépasser la seule lutte du Bien contre le Mal. Et puis l’héroïne oscille elle-même entre Snow (le « Bien » ) et Mickaël (le « Mal ») au niveau des sentiments, elle va même étonnamment loin sur le chemin de l’obscurité, au moment le plus improbable ! (ce qui est bien). On est presque convaincu avec elle qu’en fait les Obscurs ne sont pas si méchants que ça… (si on oublie qu’ils égorgent leurs petites amies dans les toilettes des salles des fêtes en pleine boom de fin d’année afin de pouvoir acquérir plus de pouvoir…). Ses sentiments à ce moment là sont très bien décrits, cette mégalomanie douce qui s’empare d’elle sans qu’elle s’en rende compte, c’est énorme ! Elle est tellement convaincue que ça fait peur (« Certes ce qu’il avait fait à Sabine était horrible mais il l’avait fait par amour pour moi… » Oo’’ moi je ne sais pas si j’accepterais une telle preuve d’amour (c’est bien Sabine qui fini égorgée dans des toilettes) mais certes… certes…)

Le style : 
 Un peu trop enfantin à mon goût au début, quelques répétitions parfois, il devient très vite agréable et accrocheur, très personnel. L’écriture est simple et le récit fluide. Le vocabulaire est commun mais son utilisation est soignée, et quelques phrases que je n’ai pas l’habitude de voir dans un livre comme « Mais quel petit con ! » (très mignonne appréciation de Snow à propos de Mickaël – si vous n’aviez pas compris qu’ils ne s’aimaient pas…) ou « Je me suis pris un gadin » font bien rire et donne au livre une ambiance, très décomplexée des habituelles recherches de langage des « grands » (ou pas) auteurs.

Au début je me suis dit « Ah (soupir) encore une narration à la première personne… ». Mais je retire mon soupir : « Ah ! Enfin une BONNE narration à la première personne ! ». Il y a beaucoup de discours rapporté, ce que j’ai trouvé déroutant au début, mais en fait c’est vraiment une bonne idée et ça marche très bien ! J’ai beaucoup aimé la justesse de son utilisation (justesse, parce que dans « L’absolue perfection du crime » il n’y a QUE du discours rapporté et nom de Zeus que c’est louuurd – à mon avis en tout cas). Donc un très bon choix de point de vue.

Flash spécial mise en page-conseils :
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH * s’arrache les cheveux* des majuscules aux incises dans les dialogues…. Moi je trouve ça horriblement moche, moche, moche, moche mais alors vraiment moche ^^ Bon, là je pardonne, parce qu’il y en a (presque) partout, au moins c’est constant (par exemple dans Selena Rosa, on ne pardonne pas). Moi (mais ça n’engage que moi) je vote pour des incises sans majuscule :
« Blablbal, dit bidule.
Blbibilili !! répondit-il. »
Autre petit point : les tirets utilisés devant les dialogues sont de simples - et ça m’a beaucoup perturbée, je me suis habituée aux cadratins (—) ou semi-cadratins.
Il y a aussi les tabulations : je pense qu’une tabulation plus petite (moitié plus petite) aurait été plus élégante. Il ne faut pas se fier aux tabulations par défaut de Word !!
Dernière chose : lorsque les héros parlent en russe (et oui, ils font ça !) c’est intéressant d’avoir écrit en cyrillique, par contre la mise en page n’est pas très claire je trouve :
Page 184 :
       « —  Blablablab [écriture en russe] (Dobryï dién) ! Me salua-t-il »
Je conseillerais plus :
       « — Blablabla² [écriture en russe] ! me salua-t-il »
Avec une note de bas de page pour préciser la traduction phonique et française.
(pour ceux qui connaissent peu Word : insertion => référence => note de bas de page).
Par contre j’ai beaucoup aimé le soin apporté au début de chapitre : titre à droite en milieu de page, sur les pages impaires, c’est diablement classe.
Enfin bonne nouvelle : cette mise en page ne m’a pas le moins du monde empêcher de lire le livre et de l’apprécier !


Les personnages : plutôt intéressants. On a un panel varié et pas ennuyeux du tout. L’héroïne, Avril, a ses forces et ses faiblesses et c’est vraiment agréable. Lorsqu’elle fait une bêtise ses amis lui en veulent, on la gronde, elle se rend compte qu’elle était stupide, elle pleure, elle rit, elle s’énerve pour un rien (vers la fin notamment, moi ça me faisait presque peur de la voir d’un seul coup exploser de colère – ah ces adolescents !) et c’est vraiment agréable de ne pas avoir en face de soit quelqu’un de parfait. Elle est aussi honnête, simple et pas du tout hautaine, elle manque d’ailleurs parfois de confiance en elle, mais elle reste bien dans sa peau. On a vraiment l’impression qu’il s’agit d’une fille normale, qu’on pourrait croiser dans la rue. Tout ne tombe pas du ciel dans les mains d’Avril : elle met du temps à devenir forte, à savoir maîtriser son pouvoir, à savoir se battre, à ne pas faire de plans foireux (à apprendre de ses erreurs page 201) etc… Elle aime bien la mode, ce qui renforce son côté banal, mais ce n’est pas non plus lourd dans le récit, au contraire, c’est même léger et ça aide à faire des petites pauses de voir qu’elle continue à s’intéresser à des trucs « normaux ». Page 98 « … Edna [une amie] et moi nous accoudâmes au rebord [de la piscine] pour parler chiffon » : j’ai particulièrement aimé cette phrase.
A mon avis elle est un peu trop « gamine » au début, je lui donnerais plutôt 14 ans que 17. Cela n’aide pas quand son père l’appelle « ma petite fille », mais chaque famille a ses habitudes.

Il y a une description plutôt agréable des relations entre les personnages. Je salue grandement les scènes sentimentales qui sont loin d’être guimauves, notamment en évitant l’utilisation de petits surnoms ridicules qu’on commence à trop voir dans les livres peu diffusés… (enfin Mickaël appelle Avril « mon bébé » mais là ça vire au ridicule plus qu’à la guimauve ^^). J’aime beaucoup les réactions de Snow lorsqu’il est en colère.

Evidemment si Snow a un rival dans le cœur d’Avril, il fallait un rival pour Avril dans le cœur de Snow (enfin ce n’est pas une rivale, mais Avril la voit ainsi). Ces situations alambiqués de triangulisation amoureuse sont bien faites aussi, elles ne sont pas lourdes, amusantes (et parfois terriblement frustrantes – à force nous aussi on ne sait plus qui croire !), ponctuent le récit sans le gangréner et créent des situations intéressantes (même si classiques – mais parfois le classique est le plus efficace, ne l’oublions pas !)

Les points forts : (ma théorie se vérifie : le roman croule de trucs géniaux, et j’ai eu un mal fou à les décrire, alors que pour les points faibles, c’est allé tout seul ! Peut-être qu’on sait plus facilement pourquoi on aime pas que pourquoi on apprécie quelque chose… * c’était le point philo*)
Il y a tellement de trucs bien à dire... que je sais pas par où commencer : l’histoire est entraînante, on ne s’ennuie pas (on l’aura compris), ça regorge de bonnes idées mélangées à des trucs classiques et cette tambouille fonctionne très bien, l’écriture est fraîche, il y a beaucoup d’humour dans le livre, dans la narration ou les situations (je n’ai pas compté le nombre de LOL, XD, MDR dans les marges du livre, mais ils sont nombreux ! Et j’ai bien eu deux ou trois crises de fou rire, notamment quand Snow justifie une absence au lycée par le fait qu’ils aient la mononucléose… un simple rhume aurait suffi, mais qui sait ce qu’il se passe dans nos esprits quand on improvise :D ?)

J’ai énormément adoré le fait que l’héroïne, en découvrant son pouvoir, ne parle pas de malédiction et ne cherche pas à tout faire pour s’en débarrasser ! (pour ceux qui lisent toutes mes chroniques dans le but de m’avoir, je prends les devants : dans Alexis, j’avais apprécié que Lan soit déçu de ne pas être un gars normal. Mais il ne prend pas ses nouveaux pouvoirs comme une malédiction non plus). Au contraire elle vit plutôt bien ce changement (à la fin, elle commence à souhaiter un peu de calme dans sa vie, mais là, je la comprends !), on lit même qu’elle est heureuse, cet entrain fait vraiment du bien ! Je commençais à croire que tous les héros devaient se sentir écrasés par leurs pouvoirs. Page 180 « J’éclatai de rire. Comment avais-je pu oublier que ma vie était aussi merveilleuse ? » (en t’auto-lavant la mémoire…) cette phrase à un potentiel de bonheur grandiose ^^

Point de vue d’Avril sur Snow au début : pour elle c’est un mec hautain, péteux, crâneur… et lorsqu’ils deviennent âme-sœurs, il change du tout au tout ! C’est très intéressant, parce que Snow ne change pas vraiment de personnalité pour autant, il reste le même ! Bravo pour ce petit switch de point de vue (même s’il est un peu soudain et abrupte, on regrette presque Snow-le-dragueur !).

Lorsque son père raconte à Avril toute l’histoire des élémentaires, de la guerre etc… évidemment elle se rend compte que ça fait 18 ans que son père lui cache une myriade de trucs super importants sur sa vie. Mais MERCI, MERCI de la réaction d’Avril qui ne part pas dans un délire mélo-dramatique « On m’a menti, toute ma vie n’est que mensonge ! Je suis seule et tout le monde me ment ! blablablab » (je ne cite – presque – pas Selena Rosa par exemple ^^...) Ca fait vraiment du bien une réaction NORMALE : oui, elle accuse le coup, elle met un peu de temps à l’accepter, mais ça va, le monde ne s’arrête pas de tourner ! C’est pour ce genre de réaction que j’aime beaucoup le personnage. D’ailleurs sa réaction face à son premier mort est très bien décrite aussi, juste ce qu’il faut pour qu’on y réfléchisse mais sans tomber dans le pathos lourd.

Un gros ENORME MERCI (encore ^^) pour ce magnifique fait : l’enfant de la prophétie n’est pas Avril, mais un personnage quelconque que tout le monde (pour ainsi dire) avait sous les yeux dès le début et même avant. Depuis le temps que je rêvais de voir ça, j’en écrase une larme.

J’aime beaucoup l’idée que les âmes sœurs puissent communiquer mentalement, ce n’est pas très creusé comme possibilité mais c’est bien utilisé.

La métaphore des tiroirs pour expliquer le pouvoir d’Avril est très bien trouvée, très bien exploitée, elle explique simplement son don et de manière très compréhensible. J’ai trouvé ingénieux l’idée qu’elle puisse « vider les tiroirs [de la mémoire] des autres » à son grès, mais qu’elle puisse aussi déverser ses tiroirs dans l’esprit de ses adversaires. Et le coup de l’auto-hypnose accidentelle est juste excellent ! Evidemment, dès que quelqu’un peut hypnotiser, on se demande ce qu’il se passe lorsqu’il se regarde dans un miroir… mais là je ne l’avais pas vu arriver comme ça ^^ !


Les points faibles 
Quelques incohérences parfois (mais sur des points mineurs).

Les chapitres 1/2/3 : j’ai eu un peu de mal à comprendre ce qu’il se passait : quoi l’héroïne voit un monstre sous son lit ? Mais elle a dix-sept ans non ( d’accord ça existe les gens de 17 ans et plus qui sucent toujours leur pouce et ont peur du noir, mais là on ne la connaît que depuis deux pages, donc on a pas vraiment cette image d’elle mais plus celle d’une adolescente débrouillarde) ? Bon je suppose qu’au moins on est à égalité avec elle : elle ne pige rien non plus ! Et pour la suite on est aussi perdu qu’elle : que font son père et un inconnu chez son petit ami ? oO’’ Bon, c’est l’histoire je sais, mais j’ai trouvé ce chapitre un peu court, bringuebalant : on se pose soudainement pleins de questions et les réponses ne viennent pas assez vite ou se répètent un peu. Les débuts dans les romans, c'est un des trucs les plus difficiles, et pour un premier roman il est cependant  bien mené malgré tout :)

La sécurité au SCISCO : il faudra vraiment la revoir ! On rentre chez eux comme dans un moulin, ce n’est pas très sérieux. Et d’ailleurs il n’y a pas d’alarme pour prévenir tout le monde en cas d’intrusion, ce qui serait au moins le minimum ! J’avais imaginé qu’il s’agissait d’une organisation du type MIB ou CIA du paranormal… donc pour moi la sécurité allait de paire. Mais visiblement ce n’est pas le cas.
En fait si je parle de ça, c’est que j’ai trouvé qu’il y avait plusieurs petites scènes qui se répétaient dans le roman : Mickaël est capturé plusieurs fois, s’évadent plusieurs fois, entre plusieurs fois au SCISCO « par effraction », et surtout (en fait c’est toujours Mickaël… il aime peut-être la routine ?) il menace au moins quatre ou cinq fois de tuer quelqu’un (toujours une jeune fille) en « passant son bras devant son cou et appuyant la lame d’un couteau contre sa gorge ». Personnellement, ce genre de scène j’adore (allez savoir pourquoi) : il y a toujours la probabilité que le méchant tue vraiment l’otage (j’y ai cru plusieurs fois, ce livre est vraiment bien ! j’ai eu un mal de chien fou à deviner les évènements – d’ailleurs à part le fait qu’au trois quart du livre la nouvelle amie d’Avril soit une Obscure, j’avais rien deviné) et il peut toujours se passer un truc improbable (comme lorsque le policier qui tient en joue Mickaël tire finalement sur Avril…). Bref, une fois c’est bien, deux fois ça va… on connaît la suite ^^ 

Mais en parlant de sécurité … lorsque le père d’Avril est assis dans son bureau, il fait dos à une grande baie vitrée. Gosh ! Il n’a pas peur ? ==’’ première leçon pour survivre à un poste important : ne jamais faire dos à une arrivée potentielle de danger (porte et fenêtre). Autrement dit, là, il pourrait se faire snipper et mourir sans même savoir pourquoi… Après discussion avec l'auteur, la baie donne sur une cour/coure/cours (rayer les mentions inutiles) à l'intérieur du bâtiment, donc bon... ça va ^^ 

Les élémentaires : je trouve qu’ils devraient être plus présents, à certains moments on se demande tout de même pourquoi ils ne sont pas là. Par exemple page 86 quand Avril tente de s’auto-noyer (coutume étrange de certains héros pour réfléchir), qu’attend Lux pour protester !!

L’action vers la fin : elle est toujours aussi bien, mais j’ai l’impression que ça s’essouffle un peu, ça se délite : il y a moins de narration « intermédiaire » et on passe plus vite d’une scène importante à une autre (décrit comme ça on se dit « c’est normal, c’est la fin ! » … trouvons une autre description) : en faite ça donne presque l’impression de traîner en longueur alors que c’est trop rapide… je pense qu’il y a un petit problème de rythme. Je pense que c’est aussi dû au fait que l’histoire se déroule sur un an, un an et demi, et qu’en fait, malgré les indices temporels, ce n’est pas du tout l’impression que j’ai eu (on pourrait presque dire que ça se passe sur un mois).  En fait je trouve presque qu’à la page 210 (dans l’histoire, cela correspond au moment où Avril se rend compte que finalement les Obscurs sont pas si cools, et que son père et ses amis viennent la délivrer de Mickaël) le livre aurait pu se finir, et un deuxième tome aurait pu suivre, pour prendre plus le temps d’installer la relation entre Avril et sa nouvelle amie lolita gothique, le nouveau rôle de chacun après leur BAC etc… et prendre plus de temps pour comprendre les pouvoirs de Katia et ce que la prophétie signifiait exactement (là on se demande ce que Mickaël fait à la fin : pourquoi entrer en résonnance comme ça avec Katia ? qu’est-ce que cela lui apporte ? etc…)

J’aurais aussi aimé en savoir plus sur les autres élémentaires : par exemple on apprend que Snow à le pouvoir de maîtriser l’Eau… alors on se dit qu’il doit y avoir d’autres relations de force entre les élémentaires.

La meilleure amie d’Avril finit par rentrer au SCISCO et je trouve qu’elle prend du grade un peu trop vite/trop facilement, pour une lycéenne, d’autant qu’on ne nous a jamais vanté sa splendide intelligence (qui excuserait cette rapide montée en grade). Je trouve aussi bizarre que sa première mission soit de renforcer la sécurité du SCISCO (même si c’est sûr qu’il faut le faire), elle est quand même inexpérimenté dans le domaine non ? (à moins que son père ne soit garde du corps, mais ce n’est jamais dit). En fait je trouve qu’Avril va très (trop) vite sur le terrain aussi (enfin je suis mitigée sur ce point, je ne suis pas complètement d’accord avec moi-même ^^)

Voilà, je n’ai rien trouvé de plus grave ==’ (c’est vraiment des points faibles légers ! == comme le livre était bien, j’ai dû creuser profond pour trouver)

Je viens de me souvenir d’un truc super… plus… bon ok un peu grave : la couverture. Je trouve le graphisme de l’illustration peu attirant, et l’image est complètement saturée, on a du mal à savoir quoi regarder. Du coup le titre est un peu noyé dans l’image, et c’est dommage aussi d’avoir utiliser cette police là, qui est assez classique et déjà bien connotée dans les esprits.



En bref : « Je ne me suis jamais destinée à écrire même si j'ai toujours adoré lire. C'est venu comme ça par hasard à l'éveil d'un rêve, un dimanche matin. Et je ne suis pas sûre que ça se reproduise. »
Et bien moi je remercie le dieu qui a apporté ce rêve à Perrine, et je ne serais pas contre du tout qu’il recommence ! C’est vraiment un excellent premier roman, agréable à lire et tout et tout. Bel accident et A LIRE !


3 commentaires:

  1. Merci pour cette superbe chronique très riche et je suis hypra-contente que ça t'aie autant plu ! Je lis bientôt le tien en retour ^^ !

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  2. Je n'ai plus qu'à te souhaiter bonne lecture alors ! Tu seras la première personne que je ne connais pas du tout à le lire et le finir (si tu le lis et le finis ^^) alors autant te dire que je suis en grand stress > <

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  3. Le livre voyage et rencontre un public enthousiasmé par sa lecture ! Ça fait plaisir ! A lire ! A lire !

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